DEFIDETOILE, est une entreprise de ventes de matériel à broder. Née de la passion de sa créatrice pour le point croix. D’origine portugaise, elle a souhaité mettre à la portée de tous et toutes la qualité et l’originalité séculaire du pays de ses parents dans l’art de l’aiguille. Les points phares, portugais, sont ceux de Madère et de Viana do Castelo, derrière eux se cachent de nombreuses industries textiles dont les articles sont parfaits pour le point croix, l’hardange
Bonjour à toutes et à tous,
Ce soir, "Désobéir" est rédiffusé sur France Télévision à 20h30 sur France 5.
Un hommage est rendu à l'un des rares grands hommes portugais, du XXème siècle. Ce soir, est révélé la fin de carrière d'un consul portugais en France lors de la 2de guerre mondiale. Un juste qui a sauvé plus de 10 000 juifs en désobéissant aux instructions du Dictateur Salazar.
Bande annonce en un clic.
Une splendide interprétation de Bernard Lecoq, Aristide ; et Paulo Matos en tant que Salazar, une collaboration qui permet enfin de voir à l'écran ces deux vieux amis, plus d'info ici.
Un extrait est disponible sur le site consacré à A. Mendes et d'autres informations. Um extrato do film encontra-se no site acima mencionado.
Le film dure 1h43 et est interdit au moins de 10 ans. La 1ère diffusion de ce téléfilm date du 12 juin 2009 sur France 2 à 20h35.
La vie de Aristide de Sousa Mendes do Amaral e Abranches :
Il est né le 19 juillet 1885, dans l'est du Portugal, au sud de Viseu à Cabanas de Viriato. Ville qui porte le nom d'un autre héros de l'histoire du Portugal : Viriato !
Issu d'une grande famille aristocratique, terrienne, catholique et monarchique. Il obtient à l'université de Coimbra, une licence de droit et s'installe en 1904 à Lisbonne avec son frère jumeau. Tous deux démarrent une carrière diplomatique. Aristide sera consul général de : Zanzibar, Brésil ou encore des Etats-Unis.
En 1929, il est nommé en Belgique. Là, il fréquente des illustres personnages comme Maurice Maeterlinck, Prix Nobel de Littérature, et Albert Einstein, Prix Nobel de Physique. Son engagement dans la divulgation du Portugal lui vaut de recevoir de la main du roi Léopolde II de Belgique les deux plus hautes distinctions du royaume.
Alors qu'il arrive à la fin de sa carrière et qu'il est père de 14 enfants, un grand nombre issus de relations extraconjugales, Salazar, le dictateur de l'Etat Nouveau, le nomme, en 1938, Consul de Bordeaux. La Politique salazariste est de rester neutre face à la guerre mondial.
Néanmoins, Salazar émet une circulaire, la n°14. Il ordonne à tous les diplomates portugais de refuser de donner des visas aux personnes incluses dans les catégories suivantes :"étrangers de nationalité non définie, contestée, ou litigieuse, aux apatrides, aux juifs, qu'ils aient été expulsés de leur pays d'origine ou dont ils sont citoyens..."
Alors qu'Aristide déroge aux ordres en donnant deux visas aux Rabin de Antuérpia et Jacob Kruger, ces deux hommes vont lui faire prendre conscience qu'il faut impérativement sauver d'autres juifs.
Il émettra près de 30 000 visas dont 10 000 pour des juifs. Organisera un couloir de fuite vers le Portugal en utilisant ses relations et sa position diplomatique.
Le 8 juillet 1940, suite à des mesure prises par le dictateur, il arrive au Portugal, où il est suspendu de ses fonctions pendant un an, avec une solde divisée de moitié et avant une mise à la retraite forcée par la suite. Il n'a plus le droit d'exercer son métier d'avocat et même son permis de conduire lui est retiré alors qu'il s'agit d'un permis obtenu à l'étranger.
Il donne sa démission, se retrouve sans un sous, car il a hipothéqué ces biens pour soutenir et subvenir aux besoins de réfugiés qui arrivent grâce à lui de France. C'est grâce au soutien de la communauté juive lisboete que, entre autre, ces enfants ont peut étudier aux Etats Unis. Deux d'entre eux ont d'ailleurs participé au Débarquement de Normandie.
En 1945, Salazar glorifie le Portugal d'avoir sauvé tous ces juifs sans rendre de poste à Aristide de Sousa Mendes.
Ces enfants émigrent aux Etats-Unis et au Canada. Il vend tous ces biens. Sa femme meurt en 1948. Aristide mourra à l'hopital des franciscains, Rua Serpa Pinto, de Lisbonne sans même un costume pour l'accompagner dans son sommeil éternel, le 3 avril 1954.

sources : wikipédia, museu virtual de Aristide Sousa Mendes, vidas lusofonas.pt
L'équipe de DEFIDETOILE